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Archives pour la catégorie ‘Système’

Délai de conservation des logs système

27/12/2008

Par défaut, les logs du système, situés dans /var/log ne sont conservés que 7 jours. Il est utile de les conserver plus longtemps afin d’avoir une trace d’évenements plus anciens, notamment pour des raisons légales (serveur mail par exemple).

Vous aurez remarqué que changer cela dans les paramètres par défaut de logrotate ne sert à rien. La rotation de ces logs est gérée dans le fichier /etc/cron.daily/sysklogd.

Cherchez dans ce fichier la ligne « savelog -g adm -m 640 -u ${USER} -c 7 $LOG >/dev/null ». L’argument indiquand le nombre de fichiers à conserver est le -c. Indiquez simplement à sa suite le nombre désiré.

Si vous avez configuré votre serveur avec une partition / spécifique, il est conseillé de placer les logs sur la partition /home au moyen d’un lien symbolique pour éviter de saturer la /.

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Bloquer les scans ssh, pop3 et imap : fail2ban

27/12/2008

Fail2ban est un démon qui lit les fichiers de logs au fur et à mesure de leur écriture afin de bloquer les ip indésirables pendant un temps donné. Le but est simplement d’éviter de surcharger votre serveur avec des dizaines de requêtes par seconde dont le seul but est d’essayer de trouver un couple utilisateur/mot de passe valide afin de tenter de hacker votre machine ou de s’en servir comme relais pour l’envoi de courrier électronique indésirable.

Fail2ban intègre par défaut le contrôle des scans SSH, en lisant votre fichier /var/log/auth.log. Il n’y a donc pas de configuration particulière à faire pour ssh.

Il est possible de le configurer pour qu’il lise aussi votre /var/log/mail.log afin de bloquer les adresses ip qui floodent votre serveur de courrier avec des couples login/mots de passe invalides. L’espoir des hackeurs est de tomber sur un serveur qui pratique le pop-before-smtp, c’est à dire la technique qui consiste à d’abord lire son courrier puis d’utiliser le serveur smtp. Le fait de s’authentifier avec succès sur le serveur pop implique que votre adresse ip est autorisée à envoyer du courrier pendant un certain temps, vers toutes les destinations. Les hackeurs peuvent alors se servir de votre serveur pour envoyer leur spam à la terre entière.

La première étape est de demander à dovecot de transcrire dans les logs les tentatives de connexion échouées. Cela se fait en éditant son fichier de configuration /etc/dovecot/dovecot.conf et en positionnant la directive auth_verbose à true.

Ensuite, il faut éditer le fichier /etc/fail2ban/jail.local et y rajouter

[dovecot-auth]
enabled  = true
port     = imap,imaps,pop3,pop3
sfilter   = dovecot-auth
logpath  = /var/log/mail.log

Vous pouvez rajouter d’autres directives: maxretry (nombre de tentatives après blacklistage), ignoreip (liste d’ip qui ne seront pas blacklistées séparées par des espaces) et bantime (temps de blacklistage en secondes). Attention, ne pas oublier de mettre 127.0.0.1 dans la liste des ip à ignorer, sans quoi des tentatives infructueuses via un webmail conduiraient à un auto-blacklistage, ce qui aurait un impact sur toutes les applications (postfix ne saurait plus se connecter à MySQL, par exemple). En haut du fichier, ces 3 directives sont présentes de manière globale, le fait de les repréciser dans une règle leur fait prendre le dessus pour la règle en cours.

Ensuite, créer un fichier /etc/fail2ban/filter.d/dovecot-auth.conf et y mettre

[Definition]
failregex = auth-worker(.*): sql(.*,<HOST>): unknown user

Il est évident qu’il peut être nécessaire d’adapter la regexp à votre situtation, l’ip à blacklister étant représentée par <HOST>. Dans ce cas-ci, on ne bloquera que les utilisateurs inexistants, la regexp peut par exemple être adaptée pour prendre en compte les vrais utilisateurs qui se trompent de mot de passe.

Redémarrer fail2ban et dovecot pour les faire prendre en compte leur nouvelle configuration.

Fail2ban consigne ses actions dans le fichier /var/log/fail2ban.log.

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Bilan de santé : htop

26/12/2008

Au menu d’aujourd’hui, un utilitaire fort utile qui permet de voir en un clin d’oeil l’état d’une machine : htop, que l’on peut considérer comme un top des temps modernes.

Une jauge d’utilisation est affichée pour chaque core, la mémoire RAM ainsi que la SWAP. Le nombre de processus total ainsi que le nombre de processus actifs sont affichés à droite de l’écran.

Il est possible de classer les processus par utilisation du cpu, de la ram, du temps machine utilisé ainsi que de les grouper par utilisateur (touche F6), d’obtenir une vue des processus en arbre, afin de voir la hiérarchie des processus lancés par un processus donné (touche F5), de killer un processus (touche F9), d’augmenter ou de diminuer la priorité d’un processus (respectivement F8 et F7).

Et, last but not least, htop intègre le support de la souris, il suffit de cliquer sur la ligne d’un processus pour la mettre en surbrillance !

htop

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